Marcher avec Lui, Tranches de vie

Et s’il était temps de partir…

Il y a eu la semaine compliquée, le retard, la baisse de moral, le sentiment de nullité… Et la pause. 
Je suis allée sur twitter, comme ça, vite fait, histoire de… Et puis c’est le « compte sourire », celui pour le blog, ça devrait aller. Et puis de fil en aiguille, se retrouver à lire que quand même, ces connes qui divorcent, des disputes, des commérages… Et le besoin de pause, pour me remettre de cette pause.

Je m’en réjouis, tu sais, de ma première période de l’Avent de catholique « pour de vrai », qui ne se sent plus exclue à la messe, quand on parle des « baptisés », qui ne fais pas tout comme il faut, oh loin de là, mais qui progresse, doucement, dans cette foi nouvelle qu’elle apprend à apprivoiser, à vivre. Je m’en réjouis, un peu dans mon coin, cette année, loin des réseaux, et le nez dans le boulot…

Et puis il y a eu cette petite pause, qui devait être une pause de rien, et qui, de tweet en tweet, m’a donné à lire des disputes, des attaques des uns envers les autres, des gens malheureux, des gens que j’aime aussi, bien que je leur parle moins, qui se déchiraient… Et il me faut bien l’avouer, j’ai été en colère, j’ai eu de la peine de voir tout ce monde s’en mettre plein la figure. Je débarquais là, sans rien comprendre ni rien savoir, au milieu de tout ce beau monde, catholique bien souvent, qui ne trouvait rien de mieux à faire, en cette période de l’Avent, que s’envoyer des méchancetés…
Il faut bien le dire, je manque de temps, cette année, pour en écrire, des sourires, et pourtant Dieu sait que j’en vis, mais peut-être aussi qu’une fois de plus, je manque d’envie…
Il y a beaucoup de travail, il est vrai, et je ne sais pas quelle forme pourra prendre ce blog une fois que j’aurai le temps de m’y remettre… Mais est-ce que j’ai vraiment envie, tu vois, de les écrire à des gens qui s’écharpent comme ça, alors que l’on devrait tous l’attendre, la venue du Christ, dans l’amour, si possible ? Je ne sais pas.
Est-ce que j’ai vraiment envie de continuer à la lire, toute cette #TeamCatho des réseaux s’en mettre plein la tête à la veille de Noël ?
Il y a du beau, sur les réseaux, et ce blog avait vocation à en mettre un peu plus. Pas pour dire que tout va bien, tu sais, pas pour dire qu’il ne faut pas parler… Mais j’ai eu l’impression d’être submergée de cette vague de commérages, de disputes, de dissensions et finalement, de tristesse, à la veille de Noël.
Oh, bien sûr que l’on est tous en colère contre telle ou telle personne Avent ou pas, que l’on a envie de le faire savoir… C’est peut-être bien là le souci, le faire savoir.

Les lecteurs de ce blog me viennent majoritairement du compte twitter qui lui est dédié, lequel va sûrement bientôt fermer. Je n’ai pas envie de cette sensation de tsunami de méchanceté en allant lire dessus, et pour ce que je poste, ce n’est pas vraiment la peine qu’il reste actif, du moins jusqu’à un véritable retour du blog.
Comme toujours, je ne peux pas dire ce qu’il adviendra de tout ça. Peut-être vais-je tout simplement disparaitre, petit à petit, du paysage des réseaux, peut-être y suis-je finalement trop attachée, mais quoi qu’il en soit, pour l’heure, je te dis au revoir, sans trop de sourire. Je te souhaite un joyeux Noël, et si elle me lit, j’aimerais rappeler à la #TeamCatho qu’Il arrive, qu’il n’est qu’Amour.
Quoi qu’il en soit, et pour finir avec ce ton un peu moralisateur, je supprimerai le compte twitter, d’ici quelques jours parce que c’est un peu trop pour moi. Sans doute le blog restera-t-il visible, je ne sais pas. Pour l’instant, c’est bien trop pour moi.
Joyeux Noël à chacun.

Merci, et au revoir.

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Marcher avec Lui, Tranches de vie

Echouer

Elle n’a pas vraiment bien commencé, tu vois, ma semaine. Oh, pas que le moral ne soit pas là, mais il y a eu tous ces petits échecs, tu sais, toutes ces petites fois, à céder un peu trop parce que c’est plus facile comme ça. Il y a eu le passage chez Mollat de lundi soir, au lieu de continuer à bosser. Un ratage pas vraiment raté qui s’est bien terminé. Il y a eu la flemme hier soir, de continuer à la BU, la fatigue une fois rentrée, trop pour continuer. Il y a l’incapacité de me lever assez tôt ce matin, de me résoudre à y aller encore, à la BU. Il y a eu cet article, que je voulais écrire sur je pas grave des petites choses ratées. Loupé, lui aussi…
Il y a tous les énervements, les pas jolis ou pas assez, les trucs qui trottent dans un sens, trottinent dans un autre et n’en finissent plus de tourner au fond de la tête. Il y a ces choses de rien, qui prennent une ampleur de tout, ces petits trucs qui bloquent et qui empêchent.
Il y a mon matin pas très doux, dans mon lit encore défait, qui a décidé de prendre sa matinée, sans même en profiter. Je le sais pourtant, tu sais, qu’on n’est pas des machines, qu’il faut se reposer parfois, et que j’en ai besoin peut-être aussi, de repos, un peu. Mais la culpabilité est là qui ne s’en va pas.

Et puis, Le Chuchotement.

Tout doux dans le creux du cerveau, le petit quelque chose qui dit, tout doucement, à peine audible « c’est pas bien grave, tu sais. Je t’aime. Repose toi ».
Et Il n’est plus jamais bien loin, depuis Pâques, le petit chuchotement qui aime, juste comme ça… Alors on met des chants, on ouvre le Magnificat à la page du jour pour lire Sa Parole qui aime, et l’on se souvient qu’avant toute chose, il y a Son amour.
Elle peut alors commencer la journée, bien trop tard, il est vrai, et l’on se lève pour faire la vaisselle en retard, le ménage, le repas de midi, avant de partir en cours, et l’on se prépare avant d’aller s’attabler préparer le cours de la semaine, avec toujours le chuchotement qui aime toujours.

Et la culpabilité s’évapore un peu… Et l’on se souvient que l’on est humain, que l’on rate parfois, que l’on n’a pas tout raté pour autant, que tant qu’on L’aime, on ne rate pas vraiment.

Merci.

Marcher avec Lui

Aimer

C’est un drôle de mot, « aimer ».

On aime toutes sortes de choses qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles.
On aime sa mère, son père, on aime le chocolat, un film, une tasse de thé. On aime un livre, une plume, un sourire, un rire, on aime ses amis, on aime un homme ou plusieurs, une femme ou plusieurs. On aime courir, rire, pleurer, chanter, on aime apprendre, ou on n’aime pas, on aime son prochain, parfois.
On dit « aimer » pourtant.
On dit « aimer » comme si ce n’était rien, et soudain, c’est comme si ce tout petit verbe devenait tout.
On rechigne à le dire, on a l’impression qu’une fois dit, rien ne sera jamais plus comme avant, que le mot n’est pas tant qu’il n’est pas dit, on se le refuse même à soi, on jure par tous ses dieux « mais non, je ne l’aime pas », et soudain « Je t’aime » veut dire « Je suis amoureux de toi ». Ces quatre petites lettres prennent alors tant d’importance que l’on a l’impression qu’elles se suffisent à elles-même. On attend avant de les dire. On pèse le pour et le contre, on attend, on réfléchit, on ne sait pas, on ne le dit pas, on tergiverse… Puis on le dit, enfin. « Je t’aime ». Et l’on a tellement attendu que ces deux mots et demi semblent être l’aboutissement de tout.
« Mais puisque je te dis que je t’aime ! », comme si le simple fait de le dire faisait tout.

Mais tu sais, aimer, ça ne se dit pas je crois. Aimer ça se fait.
Aimer, ce n’est pas que ce battement de cœur à sa vue, ce n’est pas que l’envie de se blottir dans ses bras. Aimer ce n’est pas répéter sans cesse « je t’aime » comme remède à tous les maux, comme si ces seuls mots changeaient tout.
Je crois qu’aimer, ça ne se dit pas. Aimer, ça se fait.
Il coûte, le premier. C’est vrai. Et puis on le dit sans plus le dire, on n’y pense même plus, et l’on aime comme on aime un livre, ou une tasse de thé. On a parfois ce petit frisson au fond du cœur, et l’on a oublié l’autre.
C’est pourtant bien lui, cet autre, que l’on aime. C’est pourtant bien à lui que l’on a eu tant de mal à le dire, et à trop croire que l’on n’aimait qu’au fond de son cœur, on a oublié de l’aimer, l’autre.
Alors vraiment, je crois qu’aimer ça ne se dit pas, ça se fait.

Je ne suis pas sure, tu sais, de bien savoir comment on fait. Je ne suis pas sure de toujours savoir m’oublier assez, pour cet autre en face que je dis aimer.
Je ne suis pas sure, tu sais, de bien savoir comment on fait, et je crois que j’ai souvent bien mal aimé, à croire que les papillons dans le ventre suffisaient… Et ce sont eux que j’ai fini par aimer, mes papillons plus que la personne qui les causait. Oui, je crois que j’ai bien souvent mal aimé, malgré tout ce que je disais.
Parce qu’aimer, ça ne se dit pas, ça se fait.

C’est un drôle de mot, « aimer ». On le dit un peu à tout bout de champ, en parlant de toutes sortes de choses différentes, mais au fond, est-ce que l’on sait vraiment aimer ?
Et si au fond, aimer, ce n’était pas le dire, c’était le faire ? Et s’Il nous avait montré comment aimer ? Et si nous avions juste oublié de L’écouter ?

Merci

Marcher avec Lui, Tranches de vie

À chaque instant de la vie

Il faut bien l’admettre, je suis assez colérique comme fille.
Il y a quelques jours, j’ai piqué une de ces nombreuses colères sur Twitter, parce qu’il y en a marre parfois, tu sais, de la manière dont on est traité, en tant que petit nouveau dans l’Eglise. Comme un tout petit justement, et quand c’est par ses pairs, c’est un peu pénible, il faut l’avouer. J’ai souvent l’impression que l’on me parle comme si j’étais une enfant à éduquer, et par ses pairs, encore une fois, c’est fondamentalement déplaisant.
J’en ai plein pourtant, des questions à poser. J’en envoie plein pourtant, des messages pour demander des précision, et des réponses à mes inquiétudes, et les réponses m’aident vraiment. Et puis parfois, j’ai l’impression que ça tombe un peu là comme ça, déconnecté de ma vie, la mienne, qui a changé quand Dieu y est entré, qui changera encore quand le Grand Jour sera passé. Ce n’est pas que je ne veuille pas la changer, ma vie, comme un gosse refusant les conseils des parents…

C’est qu’Il ne nous rencontre pas tous de la même façon, je crois.

Certains vont à la messe seulement parfois, d’autres y vont vraiment souvent. Pour beaucoup, rien ne vaut un groupe de prière, de parole ; et pour d’autres, rien ne vaut une lecture de la Bible chez soi. Certains sont bien ici, d’autres là… Et en y regardant de plus près, il y en a un peu pour tous les goûts. Parce qu’Il ne nous parle pas à tous de la même manière, et je crois qu’Il trouve le moyen de se faufiler dans la vie de chacun.
Certains ont besoin de Le croiser au détour de chacune de leurs lectures, de Le rencontrer pour une messe chaque jour, certains Le trouvent au détour d’une prière au moment du café du matin, il y en a qui ont besoin de retraites, et d’autres de se retirer chez eux…
Et je crois que c’est chouette au fond, qu’il y en ait un peu pour tous les goûts. Et puis tu sais, tant pis si je dis de grosses âneries, pas que je n’ai pas fait d’études en théologie, mais que j’en suis sûre, Dieu est Amour, et peu importe comme on l’aime, pour que qu’on l’aime pour de vrai. Et il y a plein de manières d’aimer !
J’aime bien aller à la messe le dimanche, même si ça fait un moment que je n’ai pas pu. J’aime bien vraiment, pas parce que je dois et que c’est comme ça, mais parce que j’y suis bien, et je sais qu’en rentrant, ma soirée sera chouette. Je ne prends pas toujours le temps, de me mettre devant mon petit coin prière, mais il n’y a pas un soir où je m’endorme sans une pensée. Je lis un peu de tout un peu partout, des chrétiens parfois, des trucs pas très catholiques bien souvent, parce que parfois j’ai bien envie d’aller lire ailleurs ce qu’ils disent, quitte à y prendre ce qui me parle, parce que parfois, je lis des choses assez abominables, d’autres bien moins mais assez critiques. J’écoute de tout aussi. J’aime des choses assez peu respectueuses envers Dieu parfois, et pourtant je Le vois même au milieu de tout ça, ou du moins je m’efforce de L’y voir.
Et puis finalement, tu sais, je crois que ça importe peu, la manière dont Il se présente à nos vies, tant qu’on Lui laisse la place.

Merci !

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Marcher avec Lui, Tranches de vie

Comme si Tu faisais exprès

Depuis le début, j’ai un peu de mal avec le caté.
Je n’aime pas que l’on me demande de raconter le pourquoi du comment, je n’aime pas passer deux heures par mois à essayer de trouver quoi dire d’un texte sans trop en dire de moi…
Alors quand on m’a dit « Le samedi 27 tu as rendez-vous à 10h pour la journée d’onction des catéchumènes », je dois bien le dire : j’appréhendais. Je dois même dire que je n’étais pas emballée du tout.

Vendredi, je suis allée acheter un gâteau pour le repas partagé, je me suis levée, samedi matin, suis partie et me suis retrouvée devant une grande bâtisse. Il y avait deux personnes qui avaient l’air de chercher une entrée, et nous sommes restés quelques minutes à nous demander ce que nous pouvions bien faire là, seuls.
Alors qu’une quatrième personne tout aussi perdue que nous arrivait, nous avons finalement trouvé par où entrer, sommes allés nous inscrire et la quatrième arrivante et moi avons décidé de ne plus nous lâcher de la journée.

Ça a commencé par une prière dans une chapelle très chouette, puis on est revenus dans la salle où l’on nous avait accueillis. Ma nouvelle copine et moi n’avons pu nous défiler : premières entrées, premier rang obligatoire. Pas moyen d’échapper aux regards du prêtre nous enjoignant à avancer toujours plus.
Les évêques sont arrivés, ils ont commencé à parler, mais Jésus a décidé que ça ne se passerait pas comme ça. L’icône est tombée, et les bougies sur le lectionnaire. Tout a été remis en place, et nous avons tous reçu un texte avant de nous mettre en groupe, histoire de discuter un peu.
La guérison de l’aveugle Bartimée.

Comme si Tu faisais exprès.

Nous avons discuté, un peu. À coté de moi, un garçon que je vois tous les jeudis en allemand. Nous avons discuté encore.. Le cardinal nous a parlé du pardon, de son importance, de sa force. Il nous l’a rappelé, que le pardon n’est pas l’oubli, qu’il nous libère.

Comme si Tu faisais exprès.
Nous avons mangé, ri, beaucoup, nous avons écouté le cardinal, et nous sommes retournés dans la chapelle du début. Très jolie, vraiment.
Ca ne me gênait pas, cette fois, d’être à coté de quelqu’un que je connaissais, même un peu. Ça ne me gênait pas de la montrer, ma petite croix argentée qui est toujours bien cachée. Je dois avouer que me retrouver là, avec tous ces gens à peu près dans la même situation que moi, chacun avec notre histoire, j’ai même été un peu émue.. Bien plus que lors de l’entrée en Eglise.
Nous avons reçu l’onction, nous avons écouté, et en partant, nous avons chanté. « La première en chemin, Marie tu nous entraines, à risquer notre oui aux imprévus de Dieu… »

Comme si Tu faisais exprès.

Merci

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