Au quotidien, Marcher avec Lui

Dans Tes bras

Il doit être deux heures du matin, un peu plus un peu moins, je ne sais plus. On est jeudi soir, ou plutôt vendredi matin très tôt, et je n’arrive pas à dormir. Il faut avouer que mon rythme est un peu décalé, et que je dors rarement avant deux heures, mais cette nuit là est différente. Je ne dors pas, et le sommeil ne semble pas venir. Lire la suite « Dans Tes bras »

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Marcher avec Lui

Te savoir là

Voilà presque trois semaines que je suis là, et je n’ai pas encore pris le temps.

Il est à la bonne hauteur pourtant, Tu sais ? Juste assez haut pour m’agenouiller. Je n’ai juste pas pris le temps. Je ne peux pas dire que je ne l’ai pas eu. Le temps pour Toi, on l’a toujours au fond. Tu nous le donnes un peu, je crois. Non, vraiment, c’est moi. Pourtant, il est bien là ton coin à Toi, juste à côté de ma table de chevet. Bien là avec Ta Bible, Tes mots, cette petite figurine qui prie toujours pour Ta paix, Ta lumière même, bien qu’elle n’ait pas encore été allumée… Tout est bien là sauf moi. Pourtant je pourrais le soir, les prendre ces quelques minutes avec Toi. Je pourrais, c’est vrai. Pourtant tu sais, Tu es toujours là. Le Premier que l’on voit en arrivant par les rideaux entre ouverts, Le Premier à accueillir dans mon petit chez moi, comme pour rappeler que Tu es toujours là.

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Au quotidien, Marcher avec Lui

Te remettre au centre de tout.

Insomnie. On dirait que c’est une habitude pour le sommeil, de me fuir quand il ne faudrait pas.

Alors j’en ai profité pour regarder un peu comment elle avait été cette année, à travers le compte Instagram, qui avait fini par prendre le relais de twitter.
Je n’y ai vu que du doux, que du joli.

Fou.

J’ai comme l’impression que des années me séparent de ce mois d’octobre, au début de ce blog, de ces mois de décembre, janvier et février.
Il est parti où le doux ?
Je l’avais sentie dure cette année, vraiment trop. Elle semble douce pourtant à me relire, un peu après.
Elle était peut-être jolie, finalement. Oui j’y gagnerais peut-être à me souvenir du joli.

Il y avait les vêpres du mercredi, la messe du dimanche, les soirées douces à essayer de travailler, la musique, les cappuccino, les repas et les gâteaux. Il y a eu un peu de scouts, mais pas assez, c’est vrai. Il y a eu le début du baptême à préparer, les gens chouettes rencontrés. Il y a eu les films aussi. Il y a eu des questions, beaucoup, tout le temps. Elles sont encore là elles, un peu loin de ce doux, qui essayait de se trouver des habitudes.

Et qu’elle est douce à relire cette année qui semble si loin ! Qu’elle me semble jolie soudain ! Comme j’aimerais retrouver Marie, plus jeune d’un an pour lui dire de s’y agripper à son doux, qu’il file vite et qu’une minute d’inattention suffit à le laisser s’en aller.

On n’est pas le premier janvier, mais elles sont là les résolutions. De nuit en pleine insomnie, de s’efforcer de mettre le doux un peu partout, de Te remettre au centre de tout.

Il est peut-être parti là le doux, avec Toi quand je n’étais pas là.
Peut-être qu’il n’est même pas parti.
Toujours avec Toi.
Peut-être que c’est à moi de revenir. De Te revenir.

Te remettre au centre de tout.

Merci !

Marcher avec Lui

La première en chemin

Il fait beau. Presque trop. Oui, trop beau et chaud pour mon petit appartement sous les toits.

C’était une grosse nuit de presque douze heures. Endormie bien plus tôt que prévu à cause des douleurs, levée bien plus tard que prévu à cause du confort de mon lit.
Mais il est l’heure maintenant, de se lever et de déjeuner. Jusqu’au dernier moment, Tu sais, j’ai hésité à y aller. Non. Ce matin, la messe, je n’avais pas envie. Alors j’ai lu un peu.

Seulement, dans mon « pas envie », Tu devais m’appeler un peu, parce que j’ai mis une alarme sur mon téléphone, pour me rappeler qu’il fallait m’habiller. Juste assez tôt pour ne pas Te rater.
Alors j’y suis allée.

Dehors il fait chaud, mais je la connais bien ma cathédrale maintenant. Par coeur presque. Alors je sais qu’il ne faut pas se fier au chaud du dehors. Dedans, il fait frais.
Ce n’est pas ce froid glacial de l’hiver qui demande tout pleins de couches pour supporter les 2,5°, non. C’est un petit frais qui fait du bien. Qui donne envie de rester là plus longtemps avec Toi.

Dedans, il y a la feuille de chant. J’aime bien quand je les connais, les chants. C’est toujours ce que je regarde en premier.

Et je l’aime bien, Tu sais, celui qu’ils ont choisi pour l’envoi.

À la fin de la messe, elle a commencé à le chanter, quand le prêtre partait.

La première en chemin, Marie tu nous entraînes
A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu.
Et voici qu’est semée en l’argile incertaine
De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu.
Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de foi,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).

Je l’aime bien, moi, ce chant.

Il me rappelle un peu cette année pas toujours facile, un peu ratée, même.
Il me rappelle ces samedis après-midi à marcher sous la pluie, à pester contre ces automobilistes qui roulent dans des flaques à coté de moi. Il me rappelle tous les efforts pour sourire même si elles m’agaçaient ces heures de conduite, même s’ils m’agaçaient aussi, les moniteurs.
Il me rappelle quand je rentrais à 18h, qu’il faisait nuit et qu’il était beau, le jardin de l’évêché le long de mes détours.
Il me rappelle un peu ces moments où le sourire se forçait mais n’en était pas moins sincère.

Il était un peu nostalgique, ce chant. Pas vraiment nostalgique d’un bonheur perdu. Non. Nostalgique d’un petit combat contre moi, pour rester avec Toi.

Merci.

Marcher avec Lui

Petite leçon d’humilité

Parfois, souvent même, je râle en rentrant du caté. Comme si c’était pas assez bien pour moi, tu vois. Comme s’Il n’était pas vraiment là.
Alors je vois les défauts d’abord, tout ce qui ne va pas, et puis je me dis que ça ne m’apporte pas tant que ça finalement. Je râle beaucoup, comme si j’étais bien au dessus de tout ça.
Ce soir n’a pas fait exception, bien sûr. C’est si facile, au fond, de râler.

Pourtant, ce soir, c’était pas vraiment comme les autres soirs.

Au milieu de toutes les râleries, au milieu du négatif partout, il y a eu cette occasion de dire encore ce qu’Il est, pour moi, vraiment. Alors je me suis lancée dans de longs messages pour expliquer. Ils doivent être pénibles mes messages. Je dois être pénible à en parler, de Ton pardon, de Ton amour et de Ta résurrection, avec mon air un peu exalté. Pourtant, j’en ai parlé, encore de cette foi qui est vraiment là parfois, presque palpable. Cette foi à genoux pour demander de gros pardons pendant la messe, qui donne envie de dire « je t’aime ».

Et puis il y a eu ce moment, le sourire dans tous les mots.

Il y avait Tes chants dans mes oreilles, qui emplissent la tête, et le sourire. Enorme le sourire, tellement gros. Comme avec un ami qu’on retrouve.
Et tous ces mots qu’on a dits en lisant l’évangile, sur Ta présence parmi nous, les mercis en pagaille, mercis à la vie, à l’amour. Merci à tout, partout. Et le sourire, toujours là, comme vissé. Le sourire qui dit merci, je sais que Tu es là, merci pour ça.

Le sourire-prière, à presque minuit dans la rue, sourire de joie.

Je me suis trompée, Tu vois. Ce soir, Tu étais là. Longtemps après, discret, mais là. J’aurais peut-être juste dû mieux écouter. Juste faire taire cet orgueil au fond de moi, et le voir, qu’ils avaient raison tous, Tu étais là depuis le début.

Je me tairai la prochaine fois, pour T’écouter.

Merci !