Au quotidien, Tranches de vie

Madeleine musicale (2)

C’est un peu compliqué en ce moment.
Beaucoup d’émotions toutes neuves d’un coup, le froid, les partiels, la fatigue, l’approche du concours aussi…
Un peu comme l’an dernier, de plus en plus de mal à sortir du lit, à faire des choses toutes simples. Plus trop envie. Peur de rater. L’impression que c’est un peu trop lourd tout ça.
Alors on fait comme on peut, on prend le temps, un tout petit peu plus. On essaie de ne pas trop presser, on passe outre les remarques des camarades, et on profite des regains d’énergie.

C’était un peu chouette, ce soir, de parler un peu des idées qui trottent dans ma tête sans trop oser se dire encore, beaucoup trop tôt.
Tellement chouette que j’ai mis de la musique, j’ai dansé un peu. Et puis elle est arrivée la chanson.
Olivia Ruiz.

Je n’ai jamais trop écouté. Jamais avant l’an dernier.
On devait être en février, et ça avait déjà commencé à dégringoler un peu. Il y avait eu la question de trop, le silence. Il y avait eu trop peu de sommeil, et mes nerfs lâchaient un peu tout. Pourtant il venait, le concours blanc.
J’en ai écouté un peu, par nostalgie. Celles que je me refusais d’écouter ado.
Et puis celle-ci.
Jamais entendue.

Elle sonne ma douche, cette douche avant de sortir après une journée dans mon pyjama un peu sale. Elle sonne cette photo d’une main sur un peignoir dont je me souviens encore. Elle sonne les coquillettes-knakies dévorées en révisant Agrippa D’Aubigné. Elle sonne le ras-le-bol… Et surtout elle sonne le début.
Je dirais bien « le début de la fin » tant la période qui a suivi ce concours blanc a été pénible, tant la fatigue était présente et tant j’en avais assez de cette prépa chronophage… Mais je crois bien que c’est le début du début, en fait.
Elle sonne mes premiers grands films, vus toute seule après les années de lutte de mon père, elle sonne ces matins ivre de fatigue, le retour de l’envie de lire.
Je les revois ces soirées, des cours plein le lit, un peu à l’ouest, un grand flou partout. C’était un peu avant, mais je les revois pourtant, ces journées de grippe devant « faites entrer l’accusé », à dormir, à écrire, à me poser tout plein de questions sur tout.
Je les revois, ces heures de cours à tenter d’apprendre l’alphabet cyrillique au lieu d’écouter des cours qui m’ennuyaient. Ces heures à lire encore et encore pour oublier que je ne savais plus bien ce que je faisais sur les bancs de cette prépa…

Et elle va bien finalement, cette musique du début de la fin.
Elle tombe pile poil pour ne surtout pas oublier l’importance de ces nuits de sommeil qui me valent la moquerie de mes camarades. Elle tombe à pique pour ne surtout pas oublier de ne pas la perdre, l’envie de lire, l’envie des films.. Pour me souvenir que malgré un état pas toujours tip top, il y en a eu encore, des sourires, que je n’ai pas assez bossé, c’est vrai, mais que malgré tout j’ai progressé.
Un peu comme si elle venait me chuchoter de ne surtout pas les oublier, ces moments difficiles, et de lutter encore et encore. Comme si elle venait me le dire qu’en ne me laissant pas sombrer, il est possible encore, le concours. Comme si elle venait me dire que c’était fini, tout ça, et que cette fois, la motivation, elle est bien là.

Merci (pour le coup de pouce)

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Au quotidien, Tranches de vie

Esse est percipi, douces réminiscences d’une ancienne khâgneuse.

Il est quatorze heures, je devrais me mettre à mon bureau et m’atteler enfin à l’écriture de mon partiel de demain. (Parce que oui, pour demain, je prépare mon oral chez moi, sur un sujet que j’ai moi même choisi, et c’est très chouette je dois dire).
Il est quatorze heures, donc, et depuis deux heures, je me replonge avec nostalgie dans les Trois dialogues entre Hylas et Philonous de Berkeley.

Je ne crois pas t’avoir beaucoup parlé philo ici, mais je vais quand même faire une petite remise en contexte. George Berkeley, c’est un philosophe du XVIIIe siècle né en 1685. Il est évêque anglican et n’est pas très apprécié des philosophes de son époque. (Ni de mes anciens camarades de khâgne je crois bien). Il écrit en 1713 les Trois dialogues dans le but de prouver non seulement l’existence de Dieu (oui, bon, il n’est pas le seul) mais aussi l’inexistence de la matière.
Il n’est pas vraiment question ici de faire un cours de philosophie, mais les grandes lignes sont posées.

L’an dernier, j’étais en prépa (oui, je sais, on sait !), et, me spécialisant en philosophie, je me devais de lire deux œuvres pour le concours. Celle-ci et une autre, de Kant cette fois. Seulement, épuisée par tout plein de choses, je n’ai jamais vraiment pris le temps de le lire, Berkeley, et heureusement que les cours de mon professeur ont été ce qu’ils ont été. Sans eux, je ne suis pas certaine que j’aurais pu faire quoi que ce soit tout en me laissant oisivement aller à mon désamour alors très fort des lectures obligatoires.
Par un heureux hasard, lors même que je suis à la fac cette année, j’ai recroisé la route de Berkeley au détour d’un cours d’histoire de la philosophie moderne et contemporaine. Un peu fainéante, j’ai choisi de passer mon partiel sur ce bonhomme. C’est ainsi que je me retrouve aujourd’hui, plongée dans ce livre que j’ai boudé avec tant d’acharnement l’an dernier.

Je les revois dedans, toutes mes notes au crayon à papier, les remarques, les renvois de pages, et au fur et à mesure que j’avance dans la lecture, je ne peux m’empêcher de me dire « Ah qu’il est fort ! ».
Comme Hylas (qui défend l’existence de la matière face à son ami Philonous), je me rends, page après page aux démonstrations de Berkeley. Je suis admirative de la manière dont il fait passer celui qui conçoit pourtant le monde comme je le vois, pour un être d’assez mauvaise foi, finalement… Et tandis que j’avance dans ma lecture, la musique douce que j’écoutais en prépa, en allant lire sur mon banc alors que l’année se terminait, je ressens une douceur folle. Comme si je me laissais aller dans un tendre coton.
Elle revient petit à petit, la prépa. Mais bien plus douce cette fois, bien loin des crises, du ras le bol et des pleurs.
Elle se fait là, toute douce. Elle me chuchote son existence. Comme si elle demandait pardon un peu, pour les heures au fond du lit à ne plus pouvoir bouger, comme si elle demandait pardon pour l’impression de donner ma vie à quelque chose d’assez petit, finalement, pour ce sentiment de toujours trop vite, du temps qui file sans laisser le temps de se lire.
Elle demande pardon.
Et j’ai bien envie, tu sais, de lui pardonner tous ces moments pas top, à ma prépa. J’ai bien envie de lui dire que c’est pas bien grave finalement, que c’est du passé, et qu’elle m’a bien fait grandir.
J’ai bien envie, tu vois, de la retrouver un peu aujourd’hui, ma prépa. Rien qu’elle et moi au milieu de ces deux gugusses qui discutent, au petit matin de l’existence de la matière, ou de son absence.
Et, pour la première fois depuis qu’elle se rappelle à moi, j’ai bien envie de lui faire une petite place, à ma prépa. Une chaude et douillette, au milieu de tout le doux qu’elle a permis. Je ne veux pas oublier, bien sûr, tout ce qui s’est mal passé, tout ce qui m’a marqué, mais pour la première fois, je ne veux plus que ça remplace le doux.
Le doux de la retrouver, doucement au détours de notes au crayon, et les sourires de nostalgie.

Je ne la regrette pas mon année. Ni la manière dont je l’ai menée.
Elle a été ce qu’elle a été.
Pardonnée.

Merci !

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Au quotidien, Tranches de vie

Intime

C’est peut-être à cause des journaux intimes que j’ai toujours cru que c’était quelque chose de honteux, l’intimité.
C’est peut-être à cause de leurs cadenas, sur ceux que l’on me vendait enfant, que je croyais que je ne devais y écrire que des secrets.
C’est peut-être parce qu’on dit parfois « intimité » pour parler de sexualité que j’ai longtemps cru que c’était une question charnelle.

Il n’y a pas de cadenas, sur les livres, pas plus que sur les films qu’ils m’ont fait découvrir.   Ce ne sont pas des secrets, ces livres et ces films. Elles ne sont pas honteuses nos discussions qui durent des heures à blablater sur nos personnages préférés des animés qu’il me fait regarder.
Je crois qu’ils sont ce que l’on partage de plus intime pourtant.
C’est du moins cette intimité que je préfère partager.

J’aime sourire en entendant parler de ses philosophes préférés, j’aime ces heures passées à regarder les films dont il m’a parlé. J’aime reconnaitre ces gens que j’aime dans ce qu’ils me font découvrir.
J’aime ne pas les reconnaitre aussi parfois, et apprendre encore un peu d’eux. La surprise.
J’aime sortir de cours le sourire jusqu’aux oreilles parce que ce type dont on m’a parlé toute l’heure me rappelle sacrément ce que j’ai pu voir en cet ami qui m’en a tant parlé. J’aime sourire en l’imaginant rire devant ses films, j’aime les regarder en notant dans un coin de ma tête tout ce dont il faudra que l’on parle une fois le film terminé.
J’aime me plonger avec quelques années de retard dans un bouquin qu’il m’a conseillé, et sourire de toutes mes dents à cause des souvenirs.
J’aime par dessus tout ouvrir, fouiller, chercher les livres dont ces gens que j’aime m’ont parlé. J’aime trouver des livres qui me font penser à elle, à qui je n’ai pas parlé depuis maintenant quatre ans, j’aime tomber sur leurs cadeaux pour mes 18 ans.

J’aime cette intimité qui ne se dit pas. Cette intimité qu’on peut crier, qui n’a rien d’amoureuse ou de charnelle mais qui m’émeut finalement bien plus que tout ça.

Il y a quelque chose de très personnel dans le fait de conseiller ce que l’on a aimé. Il y a toujours une prise de risque. On livre un bout de soi, dans un livre, ou dans un film. Ce n’est pas juste une histoire, une pensée ou encore des images que l’on conseille. Il y a quelque chose de plus. Il y a un bout de soi dans ce que l’on aime. Un petit quelque chose qui parle de nous avec plus de vérité encore que quand on se raconte soi-même. Il y a toujours un risque que l’autre n’aime pas, non pas le contenu de l’œuvre, mais ce qu’il y lit de nous. Un risque.
Il y a une intimité dans ces échanges que je ne saurais retrouver ailleurs. Une prise de risque, une vraie, un partage aussi.
J’ai rarement tant souri qu’en tenant dans mes mains un bouquin me donnant l’impression d’entrer dans le sillage de gens que j’ai aimés. J’ai rarement tant trépigné qu’en reconnaissant ces amis, ces amours dans ce que je lisais. J’ai rarement eu le sentiment d’être si proche d’eux qu’en pénétrant cette intimité artistique. J’ai rarement eu la sensation d’être à ce point mise à nue qu’en recevant le livre, celui qui colle parfaitement en tout point et qui fait dire « Lui, vraiment, il me connait bien ».
Je peux avoir l’air un peu folle à rougir, m’agiter parfois lorsqu’un professeur que j’aime particulièrement a le bon goût de parler de Proust en cours, à m’enthousiasmer plus que de raison quand on me parle d’un auteur que j’aime sans le savoir, à savoir en un instant que je m’entendrai bien avec ce type qui aime Céline autant que moi.

Elle ne se dise pas intimes pourtant, les amoures cinématographiques, littéraires, philosophiques aussi… Elles sont parfois au grand jour, au vu et au su de tous. Mais l’intime ne demande pas toujours de cadenas. Il se cache bien souvent dans ce que l’on ne prend pas le temps de regarder. Il se planque dans les bribes de ce que l’on aime, bien plus que dans ce que l’on cache ostensiblement.
Il n’est meilleure cachette que la plus discrète. Mettre un peu de soi mêlé aux mots d’un autre.

Merci à vous, qui partagez des bouts de vous un peu avec moi.

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Librairie Memoranda, Caen

 

Marcher avec Lui, Tranches de vie

Par manque d’amour…

Il y a quelques jours, j’ai recommencé à tweeter. Je me suis laissée reprendre au jeu, et puis après tout, je peux bien tweeter si j’en ai envie, arrêter si ça ne me tente plus. Ce n’est pas bien signifiant, et ça me laisse finalement assez libre de faire comme je le sens.
Aujourd’hui, pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de me souvenir des raisons qui m’avaient poussées à m’en aller.
Ce matin, donc, en parcourant les tweets des gens que je suis, j’ai vu passer un débat visiblement assez animé. Le point de départ de tout ça était la discussion d’un ami et d’une personne que je ne connais pas à propos des crèches de Noël. Puis une personne plus antithéiste qu’athée s’en est mêlée, et tout a dégénéré. Chacun campant sur ses positions, l’un contre les croyances religieuses au nom de la science, les autres tentant de lui montrer qu’on peut bien faire comme on veut après tout. Parmi ces autres, croyants et athées… Et je n’ai pu m’empêcher de me joindre à eux, expliquant qu’il n’était pas question de prouver scientifiquement l’existence de Dieu appelant Kant à la rescousse. Pourtant, il faut bien l’avouer, ce débat était basé sur une hostilité d’emblée de l’un contre les autres, et d’une ironie moqueuse de la part de ces autres auxquels je me suis allègrement mêlée.
Que je ne sois fondamentalement pas d’accord avec la personne contre qui j’ai tenté d’argumenter ne fait aucun doute, et j’aime par ailleurs bien débattre. Pourtant, en quittant cette discussion, je me suis sentie plus lasse et honteuse que fière d’avoir défendu quelque chose sans trop savoir ce que je défendais.
Que cette personne pense qu’il est absurde de croire en Dieu, que les religions ne devraient avoir aucune place dans l’espace public, c’est bien son droit le plus strict, mais ça ne change surtout rien à ma vie. À l’issue de cette discussion, je doute que nous ayons réussi à l’intéresser à la religion dans ce qu’elle peut avoir de plus grand (il faut dire que ce n’est pas là ce que l’on a montré), je suis également certaine que je ne vais pas cesser d’aller à la messe ou renoncer à mon baptême. Finalement, tout le monde campe sur ses positions, chacun méprisant allègrement l’autre. J’en ai honte.
J’ai honte de m’être laissée aller à ce qui m’énervait justement, et m’avait conduite à quitter le réseau social : des prises de têtes inutiles, pures pertes de temps qui n’apportent rien que ce soit intellectuellement ou spirituellement. Je n’en suis pas sortie grandie et je suis à peu près sûre de n’avoir alors rien montré de ce que peut apporter l’Amour de Dieu dans une vie. J’ai honte parce que je sens bien que ce n’est pas là quelque chose qui me plait, mais aussi parce que j’ai l’impression d’avoir un peu échoué.

Il faut bien que je me rende à l’évidence, je suis assez donneuse de leçons comme fille, et j’ai l’impression que là, je n’ai pas assez écouté les leçons que je suis si prompte à donner.
Je suis plutôt convaincue que l’évangélisation peut passer par le témoignage vivant, bien plus que par les grands discours. Et je n’ai pas l’impression d’avoir témoigné au cours de cette discussion. Je n’ai pas l’impression d’avoir aimé mon prochain comme moi-même, ou même d’avoir montré un visage apaisé de la religion.
Je suis pourtant convaincue au plus profond de moi que c’est en agissant en chrétiens envers et contre tout, en vivant pleinement notre foi sans être dans le jugement d’autrui que l’on peut adoucir les cœurs les plus endurcis. Je ne pense même pas à convertir qui que ce soit, simplement désamorcer cette hostilité. Bien sûr, il n’est jamais plaisant de s’entendre dire que l’on est crédule, de se faire prendre de haut par une personne qui manifestement connait moins bien son sujet que nous. On a un peu envie de lui rabattre le caquet, et c’est ce que l’on a fait, ou que l’on a du moins essayé de faire. Mais je suis sûre que tout ceci n’a finalement servi à rien, si ce n’est à renforcer chacun dans ses positions.
J’ai honte, finalement, d’avoir plus agi par orgueil et énervement que par Amour. Comment pourrais-je alors être crédible quand je tente de raconter l’immensité de l’Amour de Dieu pour expliquer ce en quoi je crois ? Cette confiance douce et moelleuse qui me permet de me reposer parfois, qui me pousse à avancer, me remettre en question, cogiter bien souvent ?
J’ai honte parce qu’un ami m’a un jour fait remarquer que, chez beaucoup de catholiques qu’il avait croisés, les idéaux d’amour, de pardon, d’ouverture n’étaient finalement que de belles paroles que l’on ne voyait pas trop à l’œuvre dans les comportements, et que je n’ai pas l’impression aujourd’hui de pouvoir le démentir, concernant ma personne du moins.

Finalement, tu sais, elle m’aura peut-être apporté un petit quelque chose, cette discussion. Une petite certitude, tout au fond, qui ne sera jamais une preuve, que Dieu est là. Ce petit quelque chose que je ne saurais pas expliquer, qui se taisait avant, et qui est là maintenant. Un quelque chose qui avance tout doucement.
Tu sais, c’est pas tant le fait d’essayer d’expliquer que croire ça peut-être cool que la honte qui a joué. La foi, ça s’intellectualise pas trop je crois. Il y a la théologie, bien sûr, qui dit beaucoup, qui peut renforcer tout ça, mais ça n’est pas la foi. Ce n’est pas une croyance non plus, la foi, ça n’est pas juste de la crédulité. C’est plus proche d’un sentiment je crois.
C’est peut-être de là qu’elle vient cette honte finalement. Je l’ai faite taire ma foi, en essayant d’expliquer trop. La foi, c’est comme l’amour, ça ne s’explique pas. Ça se rayonne, ça se vit, ça se crie si l’on veut, ça se garde au creux du cœur parfois. Non, vraiment, je crois que ça ne s’explique pas.

Pardon. IMG_8408

 

Au quotidien, Marcher avec Lui, Tranches de vie

Seigneur, fais de nous des éclaireurs de ta paix

Ça pourrait être une redite, c’est vrai.
Je t’en avais déjà parlé des petits lampions, des gosses qui apportent la lumière partout dans la ville, des chemises colorées, de la joie, des sourires, et surtout de la paix. Bref, la Lumière de la paix de Bethléem, je t’en avais touché deux mots.

Mais cette année, je n’aurais pas vraiment dû participer. Je ne connaissais pas de scouts et guides de France à Bordeaux, d’ailleurs, je ne suis même plus guide de France..
Et puis, dimanche dernier, à la messe, il y a eu cette fille en chemise beaucoup trop orange pour ne pas être scoute. Heureux hasard, elle est aussi dans ma promo, et après des heures à se raconter des histoires de blelages, de nœuds, de chemises et de foulards, elle m’a proposé de participer.
C’est ainsi qu’en ce dimanche matin, je me suis levée bien trop tôt pour rejoindre tous ces gens hauts en couleurs.  Lire la suite « Seigneur, fais de nous des éclaireurs de ta paix »