Le dimanche

Le dimanche, il y a d’abord la messe.

Non. Avant, il y a le réveil, vers neuf heures. Le réveil qui traine un peu au lit, entre l’ordi et les bouquins. Réveil un peu somnolant.
Ensuite, il y a le petit déjeuner, et la préparation pour la messe.
Puis le dimanche, il y a la messe.

Apres la messe, je n’aime pas trop m’attarder, parler aux gens. Non, vraiment, ce n’est pas trop mon truc. Je suis bien, dans ma petite bulle, juste Lui et moi à le transporter un peu jusque chez moi.
Parfois, il y a mon ami du caté. Si, avec lui, j’aime bien parler.

Le dimanche, c’est un peu particulier, de rentrer manger après la messe. Tout habillée, tout comme en semaine, mais non. Tout est plus calme, et plus joyeux aussi.

Le dimanche, après avoir mangé, je me mets en pyjama, toujours. Je n’aime pas trop rester habillée le dimanche. Les habits sont pour la messe, mais c’est tout.

Après tout ça, le dimanche, il faut se mettre au travail, tout doucement, tranquillement. Le repas se finit avec un café, en attendant d’aller travailler?

Ce dimanche, il fait beau. Le ciel est bleu au dessus des velux. Il fait chaud, mais pas encore trop.
Ce dimanche, il est calme. Il es doux aussi. Paisible. La fin de l’année qui arrive, loin du stress et de la mauvaise humeur trop forte.

La semaine qui commence bien.

Merci

Au saut du lit

C’est le matin. Ou peut-être plus trop.

Je saute du lit, presque littéralement, et direction la boite aux lettres. Il doit y avoir un livre pour moi aujourd’hui.
C’est un livre pour les cours, et c’est vrai qu’ils m’agacent en ce moment, les cours. Alors je ne devrais surement pas en être si contente que ça. Pourtant c’est une joie.

Un petit recueil de nouvelles, tout plein. Une auteur que je n’ai jamais lue, pas encore.

Ça va en faire, des mots à découvrir, sous le prétexte de ma toute dernière explication de texte littéraire. La dernière en prépa tout du moins. Ne nous emballons pas avec des « toujours » et des « jamais ».

Au saut du lit, je suis sortie en pyjama, dans le froid de l’immeuble espérant ne croiser personne. Par chance, il fait un temps de novembre. Les gens ne sortent pas trop par ce temps. Alors je les entends au chaud derrière leurs portes.

Il est là, le livre. Tout petit, posé dans la boîte aux lettres. Et je ne peux m’empêcher de l’ouvrir dans l’escalier, si bien qu’une fois arrivée, je n’ai plus qu’a jeter l’emballage. Bien arrivé.

Ce n’est plus trop au saut du lit. Mais elle n’a pas encore vraiment commencé, la matinée. Je n’ai même pas encore pris mon petit déjeuner. Je suis allée flâner sur le blog de Corine. Un peu. Puis un peu plus. Et puis voilà qu’il est midi et que je me suis laissée emporter dans le doux des jolis mots.

Dès le saut du lit ça se sentait, qu’elle allait être douce cette journée.

Il est temps de prendre un café.

Merci

Pas envie

Je voulais écrire cet article il y a une semaine. C’est dire si je n’avais pas envie.

Je devais aller m’occuper de ces petits être en orange que l’on appelle communément « scouts ». Pas envie.
Je devais aller faire les courses. Pas envie.

Toute la semaine : pas envie. Ni les cours, ni les gens, ni même sortir du lit.

Il y a des semaines comme ça. Le pas envie. Même pour les sourires : pas envie. Il y en a toujours, des jours comme ça, des semaines, parfois des mois.
Pourtant, au milieu de tout ce pas envie, elle y étaient les envies. Un « pas envie de ça« , envie d’autre chose, même sans toujours savoir de quoi.

L’envie de me mettre à ma table de travail avec mon russe. L’envie de lire encore et encore, me forcer même quand c’est dur. Envie de lire mais en allemand, envie d’écrire, de réfléchir, de rire et de glander, de séries et de dormir.

Il y a l’envie de vivre en vrai, dans tout ce pas envie.

L’envie de se poser surtout. De rester calme un moment, d’avoir le temps d’une chose après l’autre, tout doucement et sans panique. Le temps de faire, et de faire bien.

Pas envie du temps qui court partout, pas envie de cette vie qui presse de tous les cotés. Plus trop envie.

Sourires.

Merci

Un homme qui courait

Il y a d’abord le train qui court, et moi dedans, plus détendue. J’ai eu ma correspondance sans encombre, il est vrai que dix minutes me semblait un peu juste.

Il court donc, le train qui me ramène à Limoges.

Il y a ce paysage que je connais maintenant par coeur ou presque. Paysage familier. C’est presque comme être déjà chez soi.

Il y a ce pont sur lequel nous passons. En dessous, cette rivière inconnue qui coule et un champ.

Il y a cet homme qui court en dessous, et son chien qui nous regarde d’un air sans doute interloqué.

Il était seul cet homme, et semblait paisible. Seul avec son chien.

Je ne saurais dire pourquoi il m’a fait sourire. Comme une vie croisée un peu sans le savoir, ni les uns, ni l’autre. Juste croisés comme ça.

Il est peut-être marié, peut-être pas. Il vit peut-être seul avec son chien, il est peut-être heureux, ou malheureux, qui sait ?

Il n’y aura eu que ces quelques secondes et mon train qui courait. Pourtant c’était assez pour imaginer tout et n’importe quoi, assez pour penser encore un peu à cette vie croisée, l’air de rien. Croisée comme tant d’autre entre les gares.

Un peu avant le train, il y a eu un Serbe à la gare. Il ne parlait ni français, ni allemand, ni anglais. Je ne sais pas comment il s’est débrouillé pour arriver jusqu’ici, mais il me demandait sur quelle voie était son train. Incapable de lui expliquer. Ça compte, l’air de rien, la langue. Il y a des choses qui passent bien avec des gestes, on peut communiquer sur la base. Mais alors quand ça dépasse un tout petit peu le cadre du concret, ça devient beaucoup plus compliqué. S’en sont suivi des explications sans queue ni tête à coup de dessins, et de tentatives de trouver des mots transparents dans les différentes langues que je connaissais.

Compliqué. D’autant plus qu’une chinoise s’est jointe à cette discussion, ne parlant pas français elle non plus.

Juste des vies, juste comme ça.

Des sourires échangés l’espace d’une journée.

Merci !

Mon chat le plus drôle du monde

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, sans doute regardais-je beaucoup trop de booktubeuses, mais j’ai envie de vous parler bouquins. Peut-être sont-ce aussi mes petits sourires du moment.

Celui-ci, je l’ai vu pour la première fois chez Page et Plume, La librairie de ma ville. J’y étais allée entre midi et deux pour m’acheter ce qui allait devenir mon bullet journal. (Je me laisse décidément beaucoup trop avoir par tout ce que l’on peut trouver sur internet, mais là n’est pas le sujet).

Il s’agit d’un album jeunesse. J’aime bien, les livres pour les petits en ce moment. Ils me changent des gros pavés pour les grands cultivés dont j’ai été abreuvée durant ces trois dernières années.
Je l’ai lu, intriguée par la couverture. Il est rare que je me laisse prendre ainsi dans un album, mais de page en page, je me suis retrouvée à la fin de l’ouvrage sans avoir eu le temps de dire ouf. Entre temps, j’ai souri, j’ai ri aussi. Mais je ne l’ai pas acheté. Pas tout de suite.
J’y suis revenue quelques semaines plus tard, en plein milieu du concours, et ma volonté étant dédiée aux révision, je n’ai pas su résister : je l’ai acheté. Le relire est ma foi rapide, et l’histoire pas bien compliqué. J’aurais pu m’en souvenir, pourtant celui-ci, j’en avais envie.

Il s’agit en effet de l’histoire d’un maître et de son chat des plus particuliers : il suffit de voir la couverture ! (Je n’en dirai pas plus).

Il m’a fait rire ce livre, vraiment rire. Je n’arrive même pas vraiment à me dire pourquoi il serait vraiment pour enfants. Il m’a plu, vraiment. Il ne m’a pas plu avec un regard d’adulte attendrie devant une lecture pour petits, non. Il a plu à ma grande moi.

Alors voilà, son chat est vraiment le plus bête du monde.

Merci (à Gilles Bachelet)

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Cabot-caboche : un retour en enfance

Et voilà : j’avais du mal à revenir, ça rechignait à s’écrire tout ça.. Et il a suffi d’un article pour que tout revienne. Enfin plus ou moins, je ne sais pas si c’est exactement comme avant.

Quand j’avais 9 ou 10 ans, en classe, on nous a fait lire un livre. Ce livre c’était Cabot-Caboche de Daniel Pennac.
Je sais que je n’ai jamais trop parlé de livres ici, mais ce soir j’en ai envie, voilà.

Je les trouve un peu balourds depuis quelques temps, les réseaux. L’élection présidentielle semble donner le droit à tout un chacun d’oublier les règles élémentaires de politesse et tout n’est qu’un affreux tintamarre d’idées dans tous les sens. Je n’avais pas très envie de m’y mêler : je m’énerve vite, et pour la première fois depuis un bon moment, j’ai droit à des vacances : des vraies.
Ainsi, après avoir rejoint mon sud natal, et fait connaissance avec ce nouvel ordinateur exempt de tout liquide, j’ai décidé que lire des livres serait toujours plus apaisant que lire les réseaux. J’ai donc lu des livres. Enfin un surtout.

Le choix du livre fut laborieux, entre les livres achetés cette semaine, les livres emportés de mon chez moi pour l’occasion et ceux restés chez mes parents : le choix ne manquait pas.
Je me suis donc lancée dans une lecture peu coûteuse sur le plan philosophique, il est vrai, et bien loin de mes classiques de prépa. De vraies vacances pour une fois. J’avais 9 ou 10 ans, il est vrai, la première fois que l’on m’a fait lire ce livre, et j’avais le souvenir de l’avoir adoré alors. Je m’y suis donc replongée, d’abord un peu sceptique. Il faut un peu de temps pour s’habituer à une prose dont on n’a plus l’habitude.
Premier jour ? Vingt pages seulement et un peu de découragement : même les livres pour enfants, je n’arrive pas à en lire plus de vingt pages d’un coup ? J’étais en passe de me désespérer de la piètre lectrice que je me pensais être, quand j’ai repris le livre où je l’avais laissé.
Il ne m’a plus quittée de la journée. Les aventures de ce chien, sa vie de chien, ses amis chiens, son amour de chien pour sa petite maîtresse m’ont fait je crois le même effet que lorsque je n’étais qu’une petite fille. (Peut-être le suis-je encore un peu ?)

Cabot-caboche c’est l’histoire d’un chien, je viens de le dire, de presque sa naissance, à maintenant, alors que l’on nous raconte sa vie. Il n’est pas vraiment beau, ce chien, mais qu’est-ce qu’il aime, et qu’est-ce qu’il se bat contre tout pour être heureux ! Son rêve ? Avoir une maîtresse. Pas un maître, une maitresse, une vrai, une bien dressée. Je n’ai pas vraiment envie d’en dire plus. Pas vraiment. Je ne fais pas du blog littérature après tout !

Ce soir il est fini ce joli livre. Un beau retour en enfance, tout comme quand j’étais une petite fille il y a plus de dix ans maintenant.

Je me demande si on ne va pas continuer comme ça, même après les vacances, à lire du tout doux et du moins doux, loin du vacarme des opinions du monde. Ils font du bien les livres. Vraiment.

Merci !

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Le grand retour ?

Ça y est, je me lance. Voici le grand retour, enfin peut-être.

Pour commencer, le blog a un peu changé, mais ce n’est que l’habillage, et nous sommes d’accord : l’habit ne fait pas le moine. Alors voilà, le contenu est le même, mais je crois que j’en avais un peu marre du tout rose, alors j’ai enlevé un peu le tout rose. (Merci à wordpress de me fournir de jolies photos de bannières !)

Bref, maintenant que les aspects « techniques » sont réglés, voici le retour, le vrai.

J’ai moins écrit ces derniers temps, voire pas du tout. De moins en moins depuis février en fait… Il faut dire que l’approche du concours, le concours blanc, le stress tout ça m’ont un peu sorti le blog de la tête, m’ont donné bien moins envie d’y aller aussi.

Le concours est fini depuis près d’une semaine maintenant, et je ne me suis pourtant pas ruée ici. J’ai toujours continué les posts sur Instagram qui permettent d’écrire un peu, sans que ça n’ait pour autant sa place sur un blog… Quoi que.

Je dois dire que ces derniers jours, je n’avais pas vraiment envie d’écrire, que ce soit doux ou pas. Les mots ne sortaient pas : rien. Panne sèche. Alors plutôt que me forcer comme j’ai pu le faire parfois, et écrire du doux qui n’en était pas j’ai préféré m’abstenir. Il n’est pas vraiment doux, le doux en lequel on ne croit pas ; et il faut bien le dire, même si ce blog est avant tout là pour essayer de se forcer à voir du doux un peu partout, parfois on n’en a tout simplement pas envie. J’avais bien envie d’écrire sur mes énervements x ou y, mais ce lieu n’est pas fait pour, et j’aimerais que cela ne change pas. Alors je me suis absentée un moment.

Je ne sais pas si je continuerai à écrire sur le même ton qu’avant qui manquait peut-être un peu de peps, ça dépendra sans doute. J’aimerais bien qu’il soit léger ce blog, du doux, mais pas que. On peut être pétillant et léger aussi, pourquoi pas.

Tout ça pour dire que je ne sais pas trop vers quoi je me dirige. Je ne sais pas si le ton changera du tout au tout, je ne sais pas s’il changera définitivement, je ne sais pas grand chose en fait. Mais j’avoue que je n’ai pas trop envie de savoir. Je sais juste que je voudrais que tout le négatif de la vie en reste bien éloigné : il n’est pas là pour ça.

Peut-être que je vais tout simplement suivre mes envies d’écriture, quitte à changer/rajouter quelques catégories ici.

En somme, je ne sais pas trop où je vais, où nous allons, mais nous y allons et avec le sourire s’il vous plait !

Merci (à vous surtout)

PS : Quand aux articles « en 2017 », j’avoue avoir véritablement espéré tenir le rythme : le fait est que je n’ai pas réussi. Je reprendrai peut-être, peut-être pas selon les envies du moment. C’est à voir !