Une question de temps

« J’ai pas le temps », « dépêche toi ! », « on n’a pas que ça à faire ! » ; les To-do list à rallonge, les journées qui courent après le temps, au point que l’on se demande pourquoi elles ne font que vingt-quatre heures, une chose à faire, puis une autre et une autre encore au point que les instants de repos ne sont finalement plus que des « choses à faire » comme les autres. On se pose cinq minutes avant de repartir, le temps est compté. Tout est une question de calendrier, d’agenda et de choses à faire. Même en vacances, toujours des choses à faire. Il ne s’agit pas toujours d’obligations, mais qu’importe. Des gens à voir, un repas par-ci une soirée par-là, et les vacances elles-mêmes se fondent en d’interminables listes de choses que l’on voudrait faire durant ce temps toujours trop court qui nous est octroyé.

Au cours des trois dernières années (surtout), j’ai eu l’impression d’être prise dans un tourbillon de choses à faire, sans fin. Non pas que j’avais l’impression que ces trois ans ne se termineraient jamais, mais plutôt que la vie qui m’attendait après ne serait pas bien différente. C’est bien simple : on a toujours quelque chose à faire.
Ce tourbillon de choses à faire, tu sais, il m’épuise. Ce temps trop rapide toujours, il ne me donne même plus vraiment l’impression de vivre. Pendant trois ans, j’ai eu cette impression de toujours essayer de ne pas me noyer, sans avoir le temps de rester des journées chez moi, à faire ce que je voulais à mon rythme. Je crois que je suis plutôt lente comme fille, tu vois. Non pas que je ne sois pas curieuse du monde ou de ce qui m’entoure, mais je n’éprouve pas ce besoin de vivre à cent à l’heure. Je n’ai jamais trop envié finalement, les gens qui voyagent partout, font tout un tas de choses tout le temps, comme pour occuper chaque parcelle de temps « libre ». Oh, bien sûr, je ne dis pas que c’est mal, on n’est pas tous fichus pareils après tout. Mais je n’ai jamais trop compris ce besoin de toujours avoir une activité sur le feu. Je n’ai jamais trop compris pourquoi on me demandait ce que j’avais fait ce weekend, ou pendant les vacances, parce qu’il n’y a rien d’intéressant à raconter finalement.
Oui, je suis une fille plutôt lente. Je ne verrai pas tous les pays, je ne connaitrai pas tout le monde, j’aurai peut-être fait moins de choses que beaucoup de monde. Peut-être. Mais finalement, je crois que je m’en fiche un peu. Il est lent, mon temps à moi. Il a besoin de prendre son temps, quitte à en faire moins. J’ai besoin de ce temps pour me dire que le temps ne compte plus, que ce sera fait mais sans se presser, que ce n’est pas bien grave finalement, si ce n’était pas aujourd’hui, ce sera demain. Je ne suis pas en train de faire un éloge de la procrastination, loin de là, mais plutôt de ce temps, qui semble enlever leur importance aux choses. Il ne s’agit plus de faire beaucoup en peu de temps, mais de faire, tout simplement. Et puis tu sais, je procrastine moins je crois, maintenant qu’il est plus lent le temps, parce qu’il y a le temps.

Au fond, on n’a pas tous le même temps je crois. Certains sont rapides, d’autres plus lent.
Et si ce n’était qu’une question de temps ?

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La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, c’est d’abord un livre que j’ai acheté au cours de l’an dernier après l’avoir vu un peu partout sur les réseaux.
Il y a un peu plus d’une semaine (huit jours pour être exacte), je me suis dit qu’il était temps de le commencer et je ne me doutais pas de l’aventure dans laquelle je m’embarquais !
Qu’en dire ? L’histoire de l’écriture d’un livre, de l’impossibilité de l’écrire, une histoire d’amour, une enquête policière pleine de rebondissements. Aux alentours de la page 200, on est certain d’avoir le coupable, on l’est toujours 300 pages plus tard, tenus en haleine jusqu’à la fin.
Lire la suite de « La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert »

Une histoire de bouquins

C’est drôle parfois, la vie.

L’an dernier, tu le sais, j’étais en prépa, je t’en ai déjà bien assez parlé.
L’an dernier, pour adoucir un peu tout ça, la pression, le travail, les mauvaises notes parfois, nous nous faisions des cadeaux. Ou plutôt, nous nous en sommes fait deux fois.
La première était un peu avant Noël. Il fallait s’inscrire sur une liste, et offrir un cadeau à la personne dont le nom était inscrit sur une petite étiquette piochée au hasard. Lire la suite de « Une histoire de bouquins »

Pour commencer…

Alors voilà, il faut commencer quelque part, je commence donc ici.
Hier, j’ai demandé sur quelques réseaux si vous seriez intéressés par mes « feel-good things » pour ainsi dire, et pour l’instant, personne n’a eu l’air de refuser en bloc l’idée. Donc, comme j’avais quand même bien envie d’en parler, je me lance ici en douceur (enfin relativement) avec cinq chaines YouTube qui me plaisent particulièrement.
Elles ne sont pas des chaines que je regarde comme fond sonore pendant que je recopie des citations à la pelle, mais plutôt de celles que je me garde précieusement pour un instant bien choisi. Lire la suite de « Pour commencer… »

Anniversaire

Un an.

Il y a un an, je prenais la décision d’ouvrir un blog, celui-ci. L’idée m’est venue de mon petit carnet rouge, cadeaux précieux s’il en est. Carnet dans lequel je n’ai pas su quoi écrire, et ce pendant longtemps. Il a abrité l’espace de quelques années un petit encart relatif à ma vie de préparationnaire, comme en hommage à celui qui me l’avait offert. Effacé. Finalement, c’est bien aussi, les sourires.
J’ai eu cette idée de blog grâce à une amie qui met toujours beaucoup de beau, de doux dans ma vie. Une amie, tu vois. Je t’en parle souvent ici. J’ai eu cette idée aussi grâce à, ou à cause d’un gros ras-le bol qui ne s’est pas vraiment estompé finalement. Ras le bol des gens qui s’étripent virtuellement pour pas grand chose, et de m’énerver aussi, en lisant tout ça. Je me suis dit qu’elle avait raison mon amie, de partager le beau, et le doux aux gens. On peut se garder nos petits malheurs pour quelques sms aux amis qui demandent comment on va, pour les mails pour demander conseils. Pour les gens qui en veulent bien, de nos petits malheurs, et dont on veut bien aussi des leurs, de petits malheurs. Alors voilà, j’ai voulu partager des sourires surtout. Parfois, ça a bien réussi, parfois moins, c’est la vie. Parfois, on n’en trouve pas à partager des p’tits sourires, on se les garde égoïstement. Parfois ils viennent, on les écrit. Comme une sorte d’exercice.

Plus jeune, j’avais plein de carnets dans lesquels j’écrivais. J’en ai toujours à dire vrai. Des carnets pour vider ce qu’on a dans la tête, et dont on ne parle pas. Ce ne sont pas des carnets de sourires, au contraire. Alors je crois qu’écrire le moche, je savais. Il y a des tentatives plus ou moins niaises, il est vrai. Mais le moche, c’était pas trop compliqué. Mais avant ce 27 septembre 2016, je crois que je ne m’étais jamais vraiment attelée à l’écriture du joli au quotidien. L’air de rien, je crois que ce blog m’a fait du bien, me fait du bien, d’ailleurs. Il m’a obligée à farfouiller un peu pour trouver du joli, même quand ça n’allait plus, parce que j’y tiens malgré tout, à mon petit bout de toile, et que j’aurais été bien triste de l’abandonner ; parce qu’il mérite, mon joli carnet, de recevoir toujours des sourires. Pas tous les jours. Parfois on oublie, et les sourires on les vit, on oublie de les donner, même au papier. Mais il se remplit petit à petit. Je crois que ça m’a fait du bien de t’écrire du joli ici, comme un petit exercice de vie. Voir le joli.

Ce dont je suis sûre, c’est que certains ici me lisent depuis un an, commentent parfois, d’autres sont arrivés par la suite et j’en suis heureuse, vraiment. Parce que c’est vous en me lisant qui m’avez donné envie de ne pas laisser tomber quand l’envie d’écrire n’étais plus là (le narcissisme humain peut avoir du bon, parfois).

Je ne voulais pas tomber dans le dégoulinant de niaiserie, ça ne me correspond pas trop, mais je voulais quand même te remercier, toi qui lit ce blog régulièrement ou pas. Merci pour les retours que j’ai pu avoir, en espérant en avoir encore pour un an, et plus s’il le faut.

Merci !