Tout ça pour des chaussures

Je l’ai décidé plus ou moins sur un coup de tête. Une envie de longue date à laquelle j’ai trouvé une justification histoire qu’il ne fasse pas trop caprice.
C’est décidé je m’en vais investir dans une deuxième paire de Dr Martens. Caprice vous dis-je.

Cet investissement nécessite avant tout un essayage, et l’essayage nécessite une boutique.  C’est ainsi que je me suis retrouvée en plein Toulouse cet après midi. Apres avoir vendu quelques livres qui ne me serviront plus, je me suis empressée de rejoindre une des rares boutiques de la ville où l’on trouve encore les précieuses chaussures.

Quelle ne fut pas ma surprise de trouver cette boutique fermée, un homme devant la grille aussi interloqué que moi. Nous nous sommes regardés quelques secondes. Son regard laissait présager qu’il avait compris que j’hésitais à lui parler. Je ne savais pas s’il attendait lui aussi l’ouverture de ladite boutique. J’ai fini par me résoudre à lui demander des informations, puisque rien n’indiquait sur la devanture la durée de cette fermeture. Nous avons donc discuté quelques minutes observant, analysant l’intérieur visible, l’extérieur, un peu tout à la recherche d’information. Internet ne nous en donnait pas plus, et nous maintenions tous deux que nous étions venus ici pour quelque chose de spécifique que l’on ne trouvait qu’ici. Apres une dizaine de minutes sans trouver plus d’information que nous n’en avions déjà, pestant toujours avec bonne humeur, l’homme me dit qu’il recherchait des Dr Martens, lui aussi (précieuses, et convoitées !). Nous avons parlé quelques minutes encore desdites chaussures qui nous narguaient derrière leur vitrine. Nous sommes repartis chacun de notre coté, jurant de revenir acquérir l’objet désiré.

C’est une petite journée de rien. Un coup de tête, un caprice et une rencontre comme je les aime tant à Toulouse : éphémère. Une frustration finalement bien légère, et le sourire aux lèvres en repartant.

J’aime croiser des gens, j’aime leur parler de tout et de rien, comme sur mon banc près de la fontaine aux enfants. Se dire que l’on est là, à cet instant, et que l’on ne sera peut-être plus jamais au même endroit. Il y a des gens comme ça, que je ne reverrai jamais à qui je n’ai pas parlé plus de 10 minutes, quelques heures pour d’autres, mais que je n’oublierai jamais. Parce qu’ils sont beaux ces moments partagés. Vraiment. Ils participent de mon amour pour cette ville, chargée de tous ces inconnus.

Merci !

Au fil des pages

Les pages se tournent les une après les autres.
Ce n’est pas un grand roman, loin de là et pourtant voilà trois jour que je ne peux plus le lâcher. Les pages se tournent encore et encore, et les cent pages quotidiennes que j’avais du mal à ingurgiter alors que je m’apprêtais à entrer en khâgne sont englouties sans le moindre effort.

Plaisir de lire.

C’est un plaisir d’autant plus étonnant que je l’avais perdu. Bien sûr, je lisais sans trop de difficulté (quoi que) et j’appréciais certain livres que je lisais, pour les autres ils me laissaient indifférente sans être objets de ma détestation.
Il n’étais pas là pourtant, ce plaisir véritable de lire, celui qui nous emporte dans l’histoire et qui en oublie de compter les pages.

Il y avait finalement bien longtemps que je n’avais pas dévoré de livre par simple plaisir. Longtemps que je ne m’étais pas laissée entrainer dans une histoire au point de ne plus vouloir lâcher mon bouquin.

J’ai passé trop de temps à « mal » lire. Lire pour les cours, ça n’enlève pas le plaisir de l’histoire, mais bel et bien celui de la lecture. C’est toujours en fichant les étapes de la narration, avec ce petit air d’importance que l’on se donne si aisément en khâgne semblant dire que nous, au moins, on n’est pas en train de lire Guillaume Musso. Lire pour le classique, lire pour faire bien. Ça fait bien, oui. Mais à quoi bon « pour faire bien » ? Lire en se frottant le menton, tout formidable que l’on est devant la description du clocher de Méséglise chez Proust, pour quoi faire ?
Il faudrait je crois ne jamais oublier ce plaisir de la lecture-enfant, celle qui nous fait dévorer, et qui attend la suite, que l’histoire soit riche en rebondissement ou pas. Ne jamais plus lire autrement qu’à la façon des livres d’enfants.

Il est de retour ce plaisir de la lecture, parce qu’il s’en est vite foutu je crois de tout ça. La littérature n’a pas que des grands noms, et le plaisir de lire se prend partout. Plus important surtout, les grands noms ne sont qu’aux gens qui les portent. On ne devrait jamais chercher ce petit air important que l’on se donne si facilement en khâgne. Proust on le lit, on ne l’a pas écrit. Lisons le donc avec nos yeux d’enfants.

Non, vraiment, on ne devrait jamais cesser d’être un enfant.

Merci !

Sourire toujours ?

Il y en a tu crois, des sourires-colère ?

Il y a de la colère. Parfois elle ne dure pas, elle éclate d’un coup d’un seul. Comme ça. Parfois elle reste là, comme un fond sonore. On croit ne plus l’entendre mais elle est là, toujours. Alors il s’éclipse petit à petit, le sourire. L’envie, elle s’éclipse aussi. Juste l’envie du sourire, celle de le dire, de l’écrire, de le donner peut-être.

Il est pourtant là, au quotidien le sourire, entre mes livres dans le jardin, cette roue du puits à faire tourner et l’eau qui jaillit comme par magie, au milieu des légumes gorgés de soleil, du repos, des discussions. Il y est, dans la réalité, le sourire.
Mais il ne s’écrit plus, tu vois. Ce n’est pas vraiment la première fois ici que le sourire peine à sortir.
Il y en a eu des sourires tristesse, des sourires étranges, des sourires prières, des sourires joyeux, beaucoup de sourires les écrits par manque de régularité. Il y en a eu beaucoup.

Aujourd’hui il y a le sourire colère. Celui qui ne sort par, parce qu’il ne veut pas raconter sa vie sur les réseaux, celui qui reste enfoui par peur de tomber dans la niaiserie. Il y a ce sourire qui voudrait ne pas être là, pour laisser la force de crier tout le reste qu’il y aurait à dire. Ce sourire qui se dit que même sur un blog, la vie n’est pas faite pour être écrite, même les sourires.

Il se cache, mon sourire-colère, qui n’assume pas d’être là, au milieu de tout ça, qui aimerait que l’envie de poster, de raconter ne soit pas là. Il se cache et il oublie, qu’ici c’est justement fait pour raconter. Raconter un peu, juste ce qu’il faut, et garder le reste pour soi.

Il oublie qu’il a un peu sa place ici aussi, mon sourire tout court, le même que celui qui patauge sur le puits au milieu du jardin, le même qui se dit toujours que quand même, la campagne c’est vraiment bien. Il oublie un peu pourquoi il est bien là, à sa place, au milieu de tous les « mercis » jamais écrits, parfois mal dits aussi. Pile poil au bon endroit, dans le bon carnet, mon sourire sur fond de colère qui la laisse juste à l’entrée.

Sourire toujours, oui. Parce qu’on le devient un peu, ce qu’on écrit partout sur internet, et qu’il est plaisant d’être sourire parfois. Sourire toujours parce que ça arrive à tous, les sourires-tristesse, les sourires-colère, les sourires qui se boudent aussi, parce que là tout de suite, on n’a pas envie.

Sourire toujours, mais pas tout le temps. Une fois par jour, c’est déjà bien.

Sourire tout court.

Merci

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Un bout de Limoges, ville adorée quittée à regrets.

Scoutisme

Trois camps, trois mouvements. Je crois que l'on peut commencer par résumer mon expérience scoute ainsi.

Je n'ai en effet connu que trois camps scouts au long de ma vie, et ai porté un foulard moins d'un an en tout. J'aurais pu être scoute de naissance, de ces scouts qui des louveteaux (ou jeannettes, selon) aux compagnons, ainés, ou autres n'ont jamais raccroché ledit foulard. Je suis en effet fille de scouts, petite fille de guide, nièce également. Chez moi, le scoutisme est presque une affaire de famille et je crois pouvoir dire que le foulard n'a jamais été véritablement raccroché pour certains.

Pourtant, après un an chez les louveteaux (8-11 ans) des Eclaireuses et Eclaireurs de France (scouts laïcs), j'ai raccroché une première fois mon foulard aux alentours de 9 ans. Je crois que je n'étais pas prête à partir sans mes parents, et voir les deux seules amies que j'avais réussi à m'y faire partir dans la branche au dessus m'a définitivement décidée à ne pas prolonger l'expérience.

Quelques années après, alors que j'étais en hypokhâgne, j'ai sympathisé avec une guide, une cheftaine plus précisément s'occupant de la branche que j'avais abandonnée quelques années plus tôt, mais au sein des Scouts et Guides de France (scoutisme catholique mais ouvert à tous). J'y ai accompagné quelques sorties et ai passé quelques après-midis ainsi qu'un weekend avec ceux que l'on appelle ici les louveteaux-jeannettes.  Je n'ai malheureusement jamais fait de camps avec eux, mais bien un avec des scouts et guides (11-14 ans).

J'aurais pu continuer au sein du mouvement, d'autant plus alors que je me destinais (et me destine toujours à devenir catholique), mais une proposition plus qu'alléchante m'a été faite : explorer la redoutable Association des Guides et Scouts d'Europe *musique effrayante*. Ni une ni deux, j'ai enfilé (dans mon imagination du moins) la jupe-culotte que je n'ai jamais possédée, et j'ai foncé. C'est ainsi que mon troisième camp s'est déroulé au sein d'une association catholique non mixte, et ce dans le plus grand des calmes (en ne tenant pas compte des orages et de la visite aux urgences qui, mon camp précédent l'a prouvé, ne dépend en rien du mouvement).

Au cours de ma brève expérience scoute (qui je l'espère ne fait que commencer), je suis donc passée d'un scoutisme laïc à un scoutisme catholique à la religiosité plus prononcée.
J'ai entendu au cours de mes années en tant que cheftaine bien des choses sur tel ou tel mouvement, chacun raillant les autres et se persuadant d'être le plus scout de tous. Je caricature un peu, puisqu'en effet, un mouvement a été plus souvent critiqué à mes oreilles que d'autres.
Les mouvements catholiques sont (presque) tous d'accord pour ignorer presque totalement le scoutisme laïc, certains (pas ceux qu'on croit) l'ont même comparé à de la colonie de vacances, voyez-vous, z'ont pas de vraie pédagogie, eux. Pourtant, entre cathos, la guerre fait rage, et une fois encore, ce ne sont pas ceux qu'on croit qui tapent le plus (mais il ne s'agit là que de ma maigre expérience).

Loin de moi l'idée de taper sur tel ou tel mouvement, bien que je pense avoir trouvé celui qui me convenait, pour cette seule raison que je parle justement de convenance, et que je le dis de plus à un instant t de ma vie : il n'est pas dit que je ne continue pas mon observation inter mouvement (cette dernière étant très enrichissante en elle-même).

Mon but à travers cet article est de montrer avant tout une chose : quelles que soient les raisons qui ont pu me pousser à rejoindre tel ou tel mouvement, à y rester, ou pas, il y a une chose que j'ai pu observer dans mon périple à travers ces types de scoutisme : il s'agit avant tout de scoutisme, justement .
J'ai pu entendre tout un tas de chose sur la pédagogie de tel mouvement, celle de tel autre, de gens n'ayant jamais bougé de leur mouvement chéri (et ce n'est pas un mal !!) n'ayant donc jamais expérimenté ces pédagogies colo ou trop strictes. J'ai entendu tout un tas de trucs, de préjugés un peu partout oubliant un peu l'essentiel : le scoutisme. À quoi cela sert d'apprendre aux mômes qu'un foulard au cou on est tous égaux si c'est pour se taper dessus entres uniformes différents (quand il y en a) ? À quoi bon saluer, à quoi bon dire la prière scoute pour les croyants, nouer son foulard si l'on se distingue par un petit rien : la pédagogie ? Parce qu'elle ne change pas tant que ça finalement, la péda, et d'un mouvement à l'autre on continue les brelages, on court dans les bois, on joue avec l'opinel, on n'écoute pas les chefs/respos qui crient câlinent et repassent derrière les p'tits loups quand la vaisselle est mal faite. D'un mouvement à l'autre, on est bénévole, et on donne du temps pour ces mômes qu'on aime même quand ils nous excèdent. Quel que soit l'uniforme, on fait caca dans un trou dans les bois, on cuisine au feu de bois et on se réjouit en rentrant chez soi de pouvoir enfin prendre une douche.

Je n'ai pas eu tant de mal que ça à changer de pédagogie d'un mouvement à l'autre. Il ne s'agit finalement que de manières différentes de conduire les gamins au même point : ouverture à l'autre, sens du service, amusement, rigolade, respect de l'autre… Bref tout ce qui fait une vie en communauté. Ces messages de paix et d'amour communs à tous les mouvements peuvent s'exprimer au cours de discussions citoyennes, ou pendant une homélie à la messe, ce ne sont que des détails. Ces dernier peuvent déterminer le choix du mouvement, il est vrai. Certains parents opteront pour un scoutisme plus catholique, avec une petite formation religieuse (plus ou moins présente) pour leurs enfants, ça n'en fait pas de dangereux fascistes pour autant. D'autres préfèrent un mouvement laïc, dans lequel les jeunes sont libres de participer aux offices religieux qu'ils le souhaitent et s'ils le souhaitent, et je trouve très bien que des choix entre religion ou non, ainsi qu'intensité de la pratique soient possibles.
Reste à bien choisir son mouvement, ils ne sont pas si différents.

Merci !

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Garder

Il sera plus petit, mon chez moi de l'an prochain.

Plus vraiment la place d'amasser tout ce qu'il y avait cette année. Moins de livres, moins d'habits. Moins.
Au fond, ça m'embête peut-être un peu, un tout petit peu. Je sais que pendant un temps j'aurai l'impression de manquer de quelques objets. Je n'ai pas envie de trier non plus. J'aimerais bien pouvoir juste poser mes cartons et remplir mes nouveaux placards. Mais non.
Pourtant, ça a du bon.
Non pas que je sois particulièrement attachée à quelconque mode du minimalisme ou je ne sais quoi encore. Non pas que je me prenne à vouloir "une vie plus simple parce que tu te rends compte quand même, on a trop de choses !". Non, pas vraiment, pourtant ça a du bon. Faire du tri parmi ce que l'on aime vraiment ou pas, redécouvrir un peu ce dont on ne se sert pas. Se souvenir peut-être de toutes ces choses achetées au fil de trois années, qui finalement sont restées inutilisées.
Ça a du bon parfois de se demander "et là, je garde quoi ?" juste comme ça, pour en savoir un peu plus, rien que ça. Là, maintenant, je garde quoi. Sûrement pas ce que j'aurais gardé il y a un an, oh non.
Ça a du bon, oui, juste pour voir, comment on change, ce que l'on met en avant, là maintenant.

Il sera plus petit mon chez moi. Peut-être un peu moins pratique, sûrement un peu plus joli. Mais il la pose bien cette question je crois.

Là, maintenant, je garde quoi ?

Merci

 

De notre mieux

Il n’y a pas à tortiller, le retour de camp ne sent jamais la rose.

Pas de douche pendant plusieurs jours, courir un peu partout après les p’tits loups, à l’eau, la cuisine le frigo, vite Akela te cherche, et 3 nouveaux problèmes entre la tente et le coin du feu.

Non, vraiment, quand on rendre de camp, on ne sent pas bon.

L’avantage pour nous, c’est qu’on ne s’en rend pas réellement compte. Apres avoir vécu dans la terre et auprès des feux, on ne réalise pas vraiment.
Alors, au retour chez soi, il y a ce doux mélange de tristesse de laisser tout ce beau monde et de joie de se laver (enfin), de manger à table, et de dormir dans un lit. Oui.

Mais en cette fin de camp il y a surtout le coeur empli comme jamais de Ta joie. Oui, vraiment comme jamais.
Il y a eu ces petites adorables qui me manqueront. Il y a eu leurs petites voix, leurs petits bras. Il y a eu leurs veillées, les coups de gueule, c’est vrai. Il y a eu les retards toute la journée compensés par des fous rires pour des petits rien. La fatigue. Il y a eu cette maitrise si gentille et agréable !
Elle était chouette, cette pause dans la vie, le temps d’un camp me retrouver un peu avec Toi, les messes, les services bien plus qu’au cours du camp d’il y a un an, l’amour immense pour ces petites, vraiment. Il y a Toi, un peu plus avec moi dans cette croix bénie en pleine vaisselle par un Père plus que drôle.
Parce que oui, avant tout, il y a eu des fous rires et de l’amour. Beaucoup d’amour je crois.

C’est encore pleine de toute cette joie, les chants des petites louvettes dans les oreilles que je m’apprête à défaire mon sac, geste qui signe la fin de ce camp.
C’est pleine de toute cette joie que je flâne sur le site où l’on achète ces uniformes qui nous valent cette appellation de « réacs » dans l’espoir d’avoir le temps d’en porter un moi aussi l’an prochain et puis tant pis si ça fait un peu trop tradi.
Parce que ça fait du bien, oui, de se poser en plein après midi dans une petite chapelle chargée d’histoire pour prier un peu. Parce que ça fait du bien de confier sa journée et sa nuit à Dieu. Parce que c’était beau d’entendre celle qui deviendra ma marraine réciter son « Notre Père » à coté de moi.

Parce que c’était un beau camp, parce que je n’ai pas été déçue une seule seconde de ce que j’ai trouvé dans ce nouveau mouvement je voudrais remercier d’abord Akela pour le mal qu’elle se donne, puis toute la maitrise pour son accueil plus qu’agréable, le Père pour son écoute et son humour, ma marraine surtout, pour son invitation me permettant un premier pas dans le mouvement et les louvettes enfin pour leur joie.

Merci à tous, merci pour tout.

Le grand départ

Bien sûr, avant de partir, il y a un peu de flemme.
Celle de quitter un lit confortable pour un matelas en mousse, une vraie douche pour un peu d’eau et une bassine, et surtout l’oisiveté.  Ça ne permet pas trop de repos tu sais, 24 têtes blondes (qui ne le sont pas toujours).

Pourtant, mêlée à cette flemme, il y a la hâte, l’envie, le sourire. Ce petit quelque chose en plus qui pousse à troquer des habits de villes pour des t-shirts, des shorts et des chaussures de marche. Ce petit truc là, qui fait que même si tu ne sais pas trop dans quoi tu es en train de mettre les pieds, tu fonces. Mais si, ce petit truc, qui pousse à partir avec des gens que l’on ne connait pas, dans un mouvement que l’on connait peu tout en sachant qu’on va les aimer, tous. Je le sais.

Je les ai aimés l’an dernier, en quinze petits jours. Je ne sais même pas s’ils se doutent à quel point. Je ne crois pas. Je les ai aimés cette année aussi, les rares fois où je les ai vus. Le savent-ils seulement ? Et celles-ci, le sauront-elles comme je le sais, que je les aimerai ?
C’est peut-être bien ça, tu vois, le petit truc en plus qui pousse à tout laisser pour ces enfants à aimer pas vraiment comme des parents, pas tout à fait comme des amis. Un petit quelque chose entre les deux tout aussi joli.

Je crois bien oui, que c’est cet amour pour eux, de toutes façons et quoi qu’il arrive que j’en arrive à quitter ce confort auquel je semble si attachée. Que vaut-il après tout face aux sourires de ces petits êtres ? Pas grand chose disons le.

Alors on dirait qu’il est pour tout bientôt, vraiment tout proche, ce « grand départ » dans un mouvement pas bien connu, avec des petites totalement inconnues. Il est pour tout bientôt, et si on me demandait qui des petites ou de moi est la plus excitée, je ne parierai pas sur les enfants.

Bonnes vacances / courage (pour les travailleurs) / autres à tous !