Au quotidien, Marcher avec Lui, Tranches de vie

Seigneur, fais de nous des éclaireurs de ta paix

Ça pourrait être une redite, c’est vrai.
Je t’en avais déjà parlé des petits lampions, des gosses qui apportent la lumière partout dans la ville, des chemises colorées, de la joie, des sourires, et surtout de la paix. Bref, la Lumière de la paix de Bethléem, je t’en avais touché deux mots.

Mais cette année, je n’aurais pas vraiment dû participer. Je ne connaissais pas de scouts et guides de France à Bordeaux, d’ailleurs, je ne suis même plus guide de France..
Et puis, dimanche dernier, à la messe, il y a eu cette fille en chemise beaucoup trop orange pour ne pas être scoute. Heureux hasard, elle est aussi dans ma promo, et après des heures à se raconter des histoires de blelages, de nœuds, de chemises et de foulards, elle m’a proposé de participer.
C’est ainsi qu’en ce dimanche matin, je me suis levée bien trop tôt pour rejoindre tous ces gens hauts en couleurs.  Lire la suite « Seigneur, fais de nous des éclaireurs de ta paix »

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Au quotidien

Mais d’abord, c’est quoi un sourire ?

Tu l’auras peut-être remarqué si tu as l’habitude de venir trainer par ici, les articles sourires comme au début se font un peu plus rares, ils sont entrecoupés de mes lectures… et il est vrai que ces dernières ne sont pas nécessairement toutes roses et mignonnes.
Alors, je me suis demandée si c’était bien une bonne idée d’en parler ici, parce que bon Voyage au bout de la nuit c’est pas très « sourires-friendly ». Et puis, je me suis dit que c’était pas forcément nian nian, un sourire.  Lire la suite « Mais d’abord, c’est quoi un sourire ? »

Dans ma médiathèque, Lectures

L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches, j’ai ma dignité moi.

Attention : cet article contient des spoils qui n’enlèvent rien à mon sens à la beauté du livre, mais si tu veux découvrir le Voyage au bout de la nuit par toi-même, passe ton chemin !

Voyage_au_bout_de_la_nuit.jpgEt je restais, devant Léon, pour compatir, et jamais j’avais été aussi gêné. J’y arrivais pas… Il ne me trouvait pas… Il en bavait… Il devait chercher un autre Ferdinand, bien plus grand que moi, bien sûr, pour mourir, pour l’aider à mourir plutôt, plus doucement. Il faisait des efforts pour se rendre compte si des fois le monde aurait pas fait des progrès. Il faisait l’inventaire, le grand malheureux, dans sa conscience… S’ils avaient pas changé un peu les hommes, en mieux, pendant qu’il avait vécu lui, s’il avait pas été des fois injuste sans le vouloir envers eux… Mais il n’y avait que moi, bien moi, moi tout seul, à côté de lui, un Ferdinand bien véritable auquel il manquait ce qui ferait un homme plus grand que sa simple vie, l’amour de la vie des autres. De ça, j’en avais pas, ou vraiment si peu que c’était pas la peine de le montrer. J’étais pas grand comme la mort moi. J’étais bien plus petit. J’avais pas la grande idée humaine moi. J’aurais même je crois plus facilement senti du chagrin pour un chien en train de crever que pour lui Robinson, parce qu’un chien c’est pas malin, tandis que lui il était un peu malin malgré tout Léon. Moi aussi j’étais malin, on était des malins… Tout le reste était parti au cours de la route et ces grimaces mêmes qui peuvent encore servir auprès des mourants, je les avais perdues, j’avais tout perdu décidément au cours de la route, je ne retrouvais rien de ce qu’on a besoin pour crever, rien que des malices.

On ne peut pas dire que je te parle de choses joyeuses en ce moment. On ne peut pas non plus dire que j’ai choisi le meilleur auteur pour un article « émotion ».
C’est vrai. J’aurais pu choisir Hugo, Zola, Balzac, Proust même… Mais non. Il a fallu que mon passage préféré de la littérature française (le peu que j’ai lu, oh, calme toi !) ait été écrit par Céline. L’écrivain nazi, qui a fait bondir certains khâgneux de ma « génération », d’aucuns qualifiant ses écrits de vomi. Oui. Céline était antisémite. C’est le moins que l’on puisse en dire, mais ce n’est pas de l’homme que je veux parler, mais des écrits. Antisémites eux aussi, me dira-t-on. Certains, il est vrai. Par chance, ce passage ne l’est pas. C’est lui dont je voudrais te parler aujourd’hui. Lire la suite « L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches, j’ai ma dignité moi. »

Dans ma médiathèque, Gloubiboulga

Monster – Naoki Urasawa

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D’abord, Monster, c’est un manga de Naoki Urasawa paru au japon entre 1994 et 2002 (entre prépublications et fin de la publication en volumes reliés).
Mais c’est surtout, je l’avoue, le seul que j’ai lu.

Je crois que j’avais entre 8 et 10 dans, quand, alors que j’arrivais dans le bureau de mes parents pour leur dire bonne nuit, j’ai vu des images de l’animé qui en a découlé. Il y avait des hommes, le regard vide, qui perpétraient des actes atroces. Dit comme ça, ça ne fait pas vraiment envie, il est vrai. Mais j’en étais comme fascinée. J’ai dû en voir plusieurs extraits, et cet animé n’a cessé de me fasciner.
Bien vite, j’ai trouvé les quatre premiers tomes dans la bibliothèque parentale. Le premier me fascinait en raison d’une vignette sur laquelle on pouvait voir une opération du cerveau. (Les opérations en tout genre me fascinaient alors.)
C’est ainsi qu’a commencé ma folle (j’en fais peut-être beaucoup) épopée au cœur de cette histoire. Lire la suite « Monster – Naoki Urasawa »

Au quotidien, Tranches de vie

En toute confiance

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont été mouvementées, dans ma tête, ces dernières années.
Elles étaient pleines de trucs et de machins qui tournaient en rond, pleines de petits trucs pas vraiment réglés, un peu réglés mais pas trop… Elles étaient pleines. Un peu comme ma tête. Et puis, à force de trop plein, et de manque de sommeil, ils se sont transformés ces trucs et ces machins, à force de tourner encore et encore dans ma tête bien trop pleine. Ils sont devenus des peurs, comme un petit manque de confiance, comme s’ils allaient rester là pour toujours. Lire la suite « En toute confiance »